OZ

CHÂTEAU ROUGE
mardi 20 & mercredi 21 janvier


Grande Salle
Placement numéroté

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Un spectacle présenté par Am Stram Gram Genève

Texte Robert Sandoz librement inspiré de The Wonderful Wizard of Oz de Lyman Frank Baum
Idée originale et mise en scène Joan Mompart
Avec Quentin Teixeira, Alice Delagrave, Magali Heu, Clémentine Le Bas, Joan Mompart
Chorégraphie Alex Landa Aguirreche
Création musicale Nicolas Hafner, Christophe Sturzenegger
Création lumières Luc Gendroz
Univers sonore Jean Faravel
Régie lumière Stéphane Janvier
Régie plateau Julien Talpain
Régie son David Esteves
Costumes Mélanie Vincensini
Scénographie Valérie Margot, Joan Mompart
Maquillage, perruques Maël Jorand
Construction du décor Ateliers du Lignon
Construction marionnette Christophe Kiss
Enregistrement musique Kitchen Studio
Bande son Yves Marcotte (contrebasse), François Torche (batterie et percussion), Jonadabe De
Jesus Batista (flûtes), Nicolas Hafner (claviers), Christophe Sturzenegger (cor)
Réalisation film Ariane Catton Balabeau
Chef opérateur et cadreur François Verreyt

Production Théâtre Am Stram Gram – Genève
Coproduction Le Petit Théâtre de Lausanne
Avec le soutien de la Ville de Genève, e la République et canton de Genève, du Service culturel Migros Genève, de la Fondation
Leenaards et de Pro Helvetia

OZ commence par la dispute dans un grand magasin entre Dorothy et son père à cause d’une paire de chaussures argentées. Dorothy veut les chaussures, son père ne peut pas, ne veut pas les acheter.
Une boîte à chaussures vole dans le magasin, la dispute va crescendo, capricieuse colère, colèretornade, jusqu’au moment où Dorothy pousse un cri, s’évanouit puis se réveille dans un pays… intérieur, une chambre baignée de jaune où les murs sont en peluches.
Une gentille sorcière est là, qui dit à Dorothy que si elle a un problème à régler, elle peut toujours s’adresser au Magicien d’Oz…

D’avoir, à être
OZ commence dans un grand magasin. Over the rainbow, une des célèbres chansons du film de 1939, n’y est guère plus que la bande-son de l’univers glacé et acidulé de la consommation.
Cette musique, devenue « d’ambiance », en vue de détendre l’atmosphère et d’inciter le·la consommateur·ice à acheter, est encore interrompue par la voix tonitruante au haut-parleur débitant des sollicitations insistantes au plaisir immédiat, inédit et immanquable (maintenant ou jamais !)
Mais la vie c’est aussi manquer.
Vivre c’est faire l’inévitable épreuve du manque. Des choses. Des êtres. De ceux et celles qui devraient être là pour nous enfants. Les adultes. Nos parents. Vide que rien ne compense. La dépense moins que rien.
Et c’est cela dont il est question dans cette adaptation d’OZ. Se rendre compte que l’absence d’êtres aussi chers que ses parents ne saurait être comblée par la profusion des choses, quand bien même celles-ci seraient hors de prix ; qu’avoir ne saurait se substituer à être ni à avoir à être ni nous permettre de faire l’économie du lien, quel qu’il soit, avec les autres.
Le remède ostentatoirement express et direct face à l’abandon – l’acquisition des chaussures d’argent – ne sert de rien. Ce n’est ici qu’au bout du chemin que les chaussures pourront servir.
C’est là, qu’enfin, il sera utile de taper des talons. Ce qui compte ce ne sont donc pas les souliers, c’est le chemin. L’obsession à posséder des ressources n’empêche pas qu’à un moment il faille bien se mettre à marcher. On serait bien plutôt empêché par cette obsession.

La vie, mode d’emploi
Mais avant de parvenir à cette conscience, il faut s’évanouir un peu. S’évanouir au monde pour mieux y comprendre sa présence. Décrocher pour mieux pouvoir s’y ancrer.

Il arrive que l’on ne souhaite plus communiquer, ni se projeter dans le temps, ni même participer au présent ; (…) que l’on préfère voir le monde d’une autre rive : c’est la blancheur. (…) C’est cet état particulier hors des mouvements du
lien social où l’on disparaît un temps et dont, paradoxalement, on a besoin pour continuer à vivre
(Disparaître de soi, David Le Breton)

Cette absence momentanée au monde, cette blancheur, Dorothy en a besoin. Et c’est cela qui la fait arriver dans le monde ici coloré mais monochromatique (jaune Brique, vert Émeraude, rouge voyage, Bleu Nord) du pays d’Oz. Autrement dit la scène théâtrale.

Car si OZ s’ouvre et se ferme sur une séquence filmée dans un grand magasin, entre les deux séquences le temps est la scène, le temps est théâtre.

Centre international de création, partenaire de l’enfance et la jeunesse

Qu’est-ce qu’un théâtre partenaire de l’enfance et la jeunesse ? Un théâtre qui cultive une relation horizontale avec le jeune public. Où les artistes qui créent et les personnes qui travaillent considèrent l’enfance et la jeunesse dans un rapport d’égalité. Où le regard des enfants, qui a quelque chose d’unique à offrir au monde et à l’art, est accueilli sans tentative de formatage.
Où l’on considère l’enfance et la jeunesse comme des partenaires qualifiées, autant pour débattre des grandes questions qui traversent notre époque que pour inventer aux côtés des artistes des formes artistiques nouvelles.
Le Théâtre Am Stram Gram s’est fixé comme objectif il y a quatre ans de donner la parole aux enfants et aux adolescent·es. Depuis 2021, cette parole se déploie à travers de nombreux dispositifs, performances, spectacles…

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