Emily Loizeau
CHÂTEAU ROUGE
vendredi 30 janvier
Grande Salle
Placement numéroté
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Dealeuse de sérotonine jamais repentie, Barbara Pravi devrait sous peu tomber pour incitation à l’amour de soi (Bravo), à la révolte positive (Lève-toi) et au respect des libertés (Marianne).
En 2021, son magistral Voilà, aujourd’hui quadruple single de diamant avec plus de 200 millions de streams, lui vaut une deuxième place à l’Eurovision et grave son vibrato dans la notoriété. Grâce à l’album On n’enferme pas les oiseaux, vendu à 100 000 exemplaires en France et à l’international, elle rafle dans la foulée une Révélation féminine aux Victoires de la musique et le Grand Prix Sacem de la chanson de l’année.
Marraine de la Collective d’Arles, lieu d’écoute et d’entraide féminine, celle qui a témoigné de ses IVG et dénoncé les violences toxiques de son premier copain met chaque 8 mars sa cascade de boucles et son enthousiasme au service de ses semblables. Tout en glissant, à l’occasion de cette Journée internationale des droits des femmes, une pièce dans son jukebox perso.
Cette année, avec la chanson Marianne, elle hisse haut les étendards républicains : liberté, égalité, fraternité, et tend la main à toutes les opprimées, Iraniennes en tête. Illustré par l’artiste Marjane Satrapi, augmenté de l’hymne libertaire Baraye qu’interprète l’actrice et chanteuse Golshifteh Farahani, le titre puise sa sève dans ses convictions, mais aussi dans son arbre généalogique, dont les ramifications se déploient entre la Serbie, l’Iran, la Pologne et la France. Remontant le fil de son ascendance, l’artiste est partie sur les traces d’une ancêtre tsigane, baptisée La Pieva, littéralement la chanteuse, une veuve qui allait de village en village dans les montagnes serbes.
Sur scène, aguerrie par une tournée de 150 dates dans 20 pays, elle a troqué ses faux-airs de perdreau contre une puissance léonine. Sachant mieux s’aimer, elle sème les passions, à la manière d’une Dalida, dont elle a repris les tubes à L’Hyper Weekend Festival de Radio France.
Explosive, virevoltante, moulinant des bras ou tendant le poing, elle a l’effervescence de celles qui emportent tout. Généreuse, elle peut déclencher une ola dans un stade de 80 000 personnes, comme à l’ouverture des Jeux de la Francophonie au Congo, ou se livrer en piano-voix dans l’intimité d’une chapelle.
En écho à son désir de transparence, l’album qui sort en septembre est à la fois introspectif et universel. Il s’intitule La Pieva. Depuis presque dix ans, Barbara garde sur elle la lettre que Deda, son grand-père serbe, lui a écrite. Un feuillet manuscrit qui révèle l’origine de leur patronyme et l’existence de cette Pieva, conteuse et chanteuse fantasque. D’une injonction à honorer cette filiation artistique, d’une poignée de cendres sont nés des récits percutants, tressés de notes d’amour et d’espoir. Avec cet album, Barbara Pravi fait honneur à son sang.
Chant Barbara Pravi
Piano Guitare Thomas Lartigue
Basse Jeffrey Hallam
Batterie Paolo Garoute
Guitares Eliza Nohra-China
Géraldine Marquet, aka 5h13, a été élevée avec l’idée que tout ce qui ne sort pas de nous, peut pourrir à l’intérieur.
Alors, il a fallu écrire et parler fort mais doucement aussi ; raconter des choses pour que le coeur – et la tête – s’allègent.
Après un Master en Cinéma Anthropologique et Documentaire à Paris, Géraldine a beaucoup déménagé. Une vie entourée de cartons, qu’on retrouve dans sa scénographie.
On entre dans ce set comme on entrerait dans sa chambre. Accompagnée d’objets symboliques et de la grande télé en fond qui projète le film de sa vie.
Il est cinq heures treize. Il fait encore nuit, le réveil est pénible. C’est l’heure de l’éphémère mélancolie. Les souvenirs sont distordus.
5h13, c’est du parlé qui oscille et tangue entre récits intimes et stop motion artisanal.
5h13 est seule sur scène mais son monde sensible, à fleur de peau, l’entoure et l’étreint au milieu des orages.
Initialement en français & anglais, son set est aujourd’hui entièrement en français.
Géraldine Marquet est aussi autrice de BD, tatoueuse et photographe/vidéaste.
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vendredi 30 janvier

Solann
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