20 ans après l’album qui l’a révélé au grand public, le rappeur est désormais poète, romancier, essayiste, scénariste, metteur en scène et réalisateur. Il revient sur son disque emblématique, le regard nourri de son expérience.
2006, Abd Al Malik sort Gibraltar. Un succès public et critique qui (dé)place le rappeur sur la scène de la chanson française. À l’image de son titre, le disque est un carrefour. Il croise les esthétiques urbaines et traditionnelles, utilise les samples et les codes d’écriture du rap, tout en conjuguant les références lettrées et humanistes. La scansion se fait slam et un souffle jazz porte le rythme.
2026, l’artiste revisite cet album fondateur. Il revient sur les questions d’identités qui sous-tendent le disque. Une quête universelle et intemporelle du connais-toi toi-même, à la fois philosophique et artistique. Une quête de poésie et de sagesse, confrontée aux tensions du monde, chargée d’une absolue sincérité qui lui insuffle toute sa lumière.