Rave Lucid
CHÂTEAU ROUGE
mardi 3 & mercredi 4 février
Grande Salle
Placement numéroté
Télécharger le programme à imprimer
Voir la page du spectacle
Un spectacle présenté par la Compagnie MazelFreten
Chorégraphie Brandon Masele et Laura Defretin
Interprètes Téo Le Mino Cellier, Filipe Francisco Pereira Silva, Nathalia Nath Meneses Gonzalez, Océane Haja Maréchal, Alice Aliche Lemonnier, Adrien Vexus Larrazet, Marie Mariejuana Levenez, Brandon Miel Masele, Jade Jaddow Mienandi
Lumières Judith Leray
Musique Nikit / Ino & Fille de Minuit
Costumes Sting Masele & Emma Deat
Chargée de production et d’administration Carline De Castro Diffusion Kinetic
Production : Cie Mazelfreten
Coproduction : IADU La Villette •Théâtre de la Ville Danse Élargie • Ballet National de Marseille – (LA) HORDE • DRAC Ile de France • Points Communs Nouvelle Scène nationale de Cergy-Pontoise – Val d’Oise • CDLP P.Doussaint GPS&O • DCA Philippe Découflé
Avec le soutien de la MTD d’Epinay, du département Seine Saint-Denis et du mécénat de la Caisse des Dépôts
La danse électro est la première danse urbaine française. Fondée sur des mouvements atypiques de jeux de bras adaptés au rythme de la musique «électro/house et techno», elle est pratiquée depuis les années 2000 lors des soirées dans certaines boîtes de nuit parisiennes, cette danse s’est rapidement popularisée par bouche-à-oreille grâce à des vidéos postées sur Youtube et notamment lors de la Techno Parade 2007 de Paris.
Ça a fait l’effet d’une bombe : les médias s’en sont emparés, la rebaptisant à tort « Tecktonik », confondant alors la danse avec le nom d’une marque qui organisait des soirées au Métropolis de Rungis et qui commercialisait des goodies.
Lorsque les médias braquent leurs projecteurs sur une contre-culture, c’est toujours à double tranchant, car en la sur-médiatisant, ils la transforment en un phénomène de mode éphémère et superficiel, en un produit de consommation jetable. C’est ce qui s’est passé : ils ont piétiné l’Électro et, quand les gens s’en sont lassé, l’ont jetée.
Pendant ce temps, la communauté « underground » n’a cessé d’évoluer. L’électro prend un tournant mondial grâce à l’expansion des réseaux sociaux, la culture se développe aux quatre coins du globe.
Les Eboï/Equeen se rencontrent via Internet mais aussi lors d’événements (battles / festivals) tout au long de l’année en échangeant et en partageant leurs expériences et leurs techniques.
J’ai commencé la danse électro en 2007 à l’âge de treize ans. Ce qui me fascinait, c’était la nouveauté.
Tout semblait inédit; de la manière de s’habiller à la manière de bouger sur un style de musique qui m’était inconnu.
Je me suis familiarisé avec le monde des battles : spontané, engagé et viscéral, permettant de développer sa personnalité et son freestyle (improvisation sur des musiques aléatoires). Un milieu dans lequel « le dépassement de soi » prend tout son sens. J’ai ensuite découvert l’univers du clubbing, le lâcher prise, la magie des vibrations musicale, le partage des énergies.
La sensation d’infini qui entraîne inévitablement dans une transe hypnotique.
Dans ce projet, j’aimerais rendre hommage à cette communauté qui m’a fait grandir, où je me suis développé en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’activiste avec une mission : faire connaitre la danse électro au-delà du milieu « underground ».
Réunir plusieurs Eboï et Equeenz (danseurs et danseuses électro) sur un même projet et montrer l’étendue et la richesse de la seule danse urbaine française qui rayonne sur le globe.
Brandon
Lui est danseur électro, vice-champion du monde de la discipline, Brandon Masele.
Elle est danseuse hip-hop, Laura Defretin.
Ils sont connus dans le monde des battles sous les pseudonymes Miel et Nala. Ils écumaient les scènes chacun de leur côté, travaillant respectivement aussi bien avec Christine and the Queens qu’avec Stromae ou encore Angèle jusqu’à cette rencontre fortuite dans un studio de danse autour d’un show de quelques minutes.
Leur rencontre a eu l’effet catalyseur de vouloir mettre en commun un bout de leur histoire entre cultures électro et hip-hop. Duo d’une extrême sensibilité ils dansent une relation fusionnelle, symbiotique, bouleversée par l’envie de se redécouvrir à travers la danse. Ils créent à eux deux un langage distinctif, une gestuelle propre à leur univers chorégraphique, gestuelle qui emmène la danse électro et le hip-hop vers un public plus large.
La création de leur compagnie en 2016 est la suite logique de cette rencontre. Leur intégration en 2017 dans l’incubateur d’artistes en danse urbaine (IADU), crée par La Villette, marque un tournant important dans leur ascension et leur reconnaissance en tant que chorégraphes.
À ce jour, la compagnie MazelFreten compte à son actif sept créations : Untitled (2017) qui a remporté le prix Trans’Urbaine, Perception (2020), Rave Lucid (2022) sélection Danse élargie 2021, Bis Repetita (2022), 1+1=1 (2023) solo de Laura Defretin, Memento (2023) pièce collective électro hip-hop, 1+1=2 (2024) solo de Brandon Masele. Ces spectacles sont joués en France et à l’international.
Ils continuent de peaufiner leur patte chorégraphique à travers de nombreux projets annexes, notamment pour le conservatoire de Toulouse avec la création Purple Love, la Gaité Lyrique avec la création Détours, Points Communs nouvelle scène nationale en tant qu’artistes fil rouge et la création d’une performance
participative avec une trentaine d’amateurs. De grandes marques font également appel au jeune duo atypique et novateur pour créer des contenus propre à leur image sur les réseaux (campagnes web Sarenza, Givenchy, Tommy Jeans) ou pour des défilés hautes coutures (Etam Fashion Show 2021 @ Opéra de Paris, Armani) .
Le 26 Juillet 2024, ils chorégraphient le tableau Obscurité de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympique de Paris 2024 marquant un tournant dans leur carrière de chorégraphes.
Profondément passionnés par la danse et son histoire, ils œuvrent, respectivement, pour promouvoir leurs communautés d’artistes en mettant en place divers évènements (battles ALMD, BOMA MUTU, conférences, camps de danse, etc) . Il est primordial pour eux de créer des espaces de rencontre et d’expression pour pousser les danseurs à se dépasser dans leurs démarches artistiques, personnelles comme professionnelles.
Dans un esprit de transmission et de partage, Brandon crée en 2020, La Planke, dont le but est de former une nouvelle vague de danseurs·ses électro. Laura met en place la formation INTRO, un parcours de professionnalisation gratuit en danse urbaine à destination des femmes.
Toutes ces actions menées par la compagnie sont animées par l’envie de créer des vocations chez les jeunes et de restituer à la danse tous ce qu’elle a pu leur apporter dans leurs parcours personnels.
à découvrir aussi…

Le pas du monde
Cirque | à partir de 10 ans
Compagnie XY
Le collectif XY nous invite à retrouver une connexion intime avec le vivant, à réapprendre à observer, écouter et ressentir le rythme du monde.
vendredi 27 & samedi 28 février

steps : sphynx
Danse
Tanzmainz • Rafaële Giovanola
Avancer, courir, tituber, trébucher, se traîner : ce qui semble être une simple façon de se mouvoir devient dans Sphynx un sujet central d’exploration. Rafaële Giovanola pose la question fondamentale de ce qui nous définit en tant qu’espèce.
mercredi 18 mars

imminentes
Danse
Compagnie BurnOut • Jann Gallois
Imminentes réunit six danseuses pour une vague chorégraphique où la douceur devient force et la lenteur, un cri.
mercredi 1er avril