programme de salle: tout est calme dans les hauteurs
CHÂTEAU ROUGE
jeudi 24 septembre à 19h30
vendredi 25 septembre à 20h30
Grande Salle
Placement numéroté
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Un spectacle présenté par la Compagnie Italienne avec orchestre
Tout est calme dans les hauteurs de Thomas Bernhard
Texte français de Claude Porcell
Mise en scène Jean-François Sivadier
Collaboration artistique Nicolas Bouchaud et Véronique Timsit
Avec Nicolas Bouchaud, Norah Krief, Frédéric Noaille, Juliette Bialek et Valérie de Champchesnel
Dramaturgie Véronique Timsit
Scénographie Marguerite Bordat
Lumière Jean-Jacques Beaudouin
Costumes Virginie Gervaise
Son Jean-Louis Imbert
Perruques Mityl Brimeur
Assistante à la mise en scène Véronique Timsit
Compagnonnage à la mise en scène Julien Vella
Régie générale et régie son Jean-Louis Imbert
Régie lumière Jean-Jacques Beaudouin
Régie habillage Valérie de Champchesnel
Stagiaire à la mise en scène Auriane Buchet
Administration et diffusion François Le Pillouer
Création après résidence à Bonlieu, scène nationale d’Annecy le 23 septembre 25
Production déléguée Cie Italienne avec Orchestre
Coproduction Bonlieu, scène nationale d’Annecy, Théâtre National de Nice, Théâtre et Auditorium de Poitiers, scène nationale
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
La compagnie Italienne avec Orchestre est aidée par le Ministère de la Culture / Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France, au titre de l’aide aux compagnies conventionnées.
L’œuvre théâtrale de Thomas Bernhard est publiée et représentée par L’ARCHE, éditeur & agence théâtrale. www.arche-editeur.com
Remerciements le Théâtre de l’Echangeur de Bagnolet, Le Théâtre du Rond-Point (Paris), Franziska Baur, Jacob Guédon, Ivan Marquez, Magalie Pichard
Au-dessus de tout, dans les Préalpes allemandes, un couple vit retiré du monde. Lui est un écrivain à succès. Elle a sacrifié sa carrière de pianiste internationale pour lui permettre d’écrire. Le couple est odieux, snob et follement égocentrique. Ils reçoivent pour le dîner une étudiante, un journaliste et un éditeur, un public asservi par la logorrhée déversée par les époux. Le dramaturge autrichien Thomas Bernhard trace le portrait acide d’une élite compromise et mensongère. Il dénonce, implacablement, la rhétorique et le masque des idéologies réactionnaires. Un état des lieux grinçant et sournoisement inquiétant d’un fascisme qui ne dit pas son nom. Jean-François Sivadier se saisit du texte et emporte les spectateurs dans un tourbillon théâtral jouissif, entre drame et comédie. Une mise en scène drôle et noire qui fait la part belle à la langue.
Né le 10 février 1931 à Heerlen aux Pays-Bas, Thomas Bernhard est fils d’un cultivateur autrichien. Il fait ses études secondaires à Salzbourg et suit des cours de violon et de chant, puis de musicologie. Dans ses années de jeunesse, il survit au nazisme, aux bombardements de la fin de la guerre, puis à une maladie incurable ; s’en suit une haine de son pays natal, l’Autriche, dans l’effondrement du national-socialisme.
Il écrit des pièces dont plusieurs sont jouées dans de nombreux pays et en France à partir de 1960. Thomas Bernhard a obtenu en 1970 le prix Georg Büchner, la plus importante récompense littéraire d’Allemagne occidentale. Il est mort le 12 février 1989 à Gmunden (Autriche). Dans son testament, il interdit la diffusion et la représentation de ses œuvres en Autriche (“quelle que soit la forme”) pour les cinquante années suivant sa mort, par haine féroce et rejet absolu de l’État autrichien, qu’il considérait comme corrompu et gangrené par des restes de national-socialisme.
« L’écriture est pour moi une nécessité vitale » proclame Thomas Bernhard, qui n’a cessé
de souligner à quel point la mort était à l’origine de ses écrits.
Élève de l’école du Théâtre National de Strasbourg, il devient comédien, metteur en scène et auteur. Il travaille comme comédien, notamment, avec Didier-Georges Gabily, Dominique Pitoiset, Alain Françon,… Il se dédie à la mise en scène et à l’écriture en 1997, année où il monte Italienne avec orchestre. S’ensuit une série de spectacles créés entre 2000 et 2016 au Théâtre National de Bretagne, dont Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, La Vie de Galilée de Brecht, La Mort de Danton de Büchner, La Dame de chez Maxim de Feydeau, Le Misanthrope de Molière. Il crée à la MC93 de Bobigny Sentinelles en 2021, puis Portrait de famille, une histoire des Atrides au Printemps des Comédiens de Montpellier en 2024. Ses pièces sont publiées aux Solitaires Intempestifs.
Pour la télévision, il a participé à deux séries Les Revenants création de Fabrice Gobert pour Canal Plus et Jeux d’influence de Jean-Xavier de Lestrade pour ARTE.
Le 17 juin 2024, Jean-François Sivadier reçoit le Prix Théâtre de la SACD (société des auteurs) pour l’ensemble de ses mises en scène.
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