Opération Rumba

CHÂTEAU ROUGE
mercredi 5 novembre


Grande Salle
Placement numéroté

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Un spectacle présenté par la Compagnie Les bruits de la rue

Texte, mise en scène et scénographie Dieudonné Niangouna

Avec sur scène Marie-Charlotte Biais, Léna Dangréaux, Daddy Kamono, Diariètou Keita, Mixiana Laba, Pierre Lambla, Ornella Mamba, Mathieu Montanier, Pepita Mpuhwe, Criss Niangouna, Rodriguez Vangama et Dieudonné Niangouna

Direction musicale Rodriguez Vangama et Pierre Lambla
Chorégraphie Stella Keys Ladys
Création et régie lumière Laurent Vergnaud
Création son Félix Perdreau
Régie son Pipo Gomes
Costumes Marta Rossi assistée de Charisté Monseigny, stagiaire costume Joséphine Ugarte, stagiaire masque Camille Charlet
Vidéo Aliénor Vallet
Régie générale et plateau Alexandre Hulak et Frédéric Pierre
Assistant à la mise en scène Bardol Migan
Équipe de production Antoine Blesson, Jason Abajo et Irène Afker

Dans la vidéo documentaire projetée pendant le spectacle, apparaissent des extraits des films Kin-Malebo danse de Dom Pedro (France, 2004) et Tango ya ba Wendo (Wendo, père de la rumba zaïroise) de Kwami Mambu Zinga et Mirko Popovitch (République Démocratique du Congo, 1993).

Le texte de la pièce est paru aux éditions Les Solitaires Intempestifs.

Production Compagnie Les Bruits de la Rue
Coproduction TAP Scène nationale de Grand Poitiers • Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène nationale • Théâtre de Cornouaille Scène nationale de Quimper • Scène nationale de l’Essonne
Avec l’aide du Centre National de la Musique • du Fonds SACD / Ministère de la Culture Grandes Formes Théâtre et de la SPEDIDAM et l’aide à la création de la Région Île-de-France.
Avec le soutien de Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines • des Passerelles – Scène – Paris-Vallée de la Marne • des Tréteaux de France – CDN • des Bords de Scènes – Grand-Orly Seine Bièvre • La Colline – théâtre national

La Compagnie Les Bruits de la Rue est soutenue par la DRAC Île-de-France – ministère de la culture.

Deux frères cherchent leur destin dans la quête des origines à travers un voyage épique et musicale bordé de paysages, de rythmes et d’histoires pétillantes et piquantes à la fois. Ainsi se tisse au fil des rencontres une voix qui les emmène vers le but rêvé en compagnie d’une saga de personnages fantasques et tous loufoques entre fictions et réalités, entre mythes et tranches d’Histoire, entre anecdotes extraites des chansons populaires et douleurs politiques vérités historiques. C’est une palette riche en émotions qui serait contre tout attente la découverte des raisons profondes de la rumba.

1- Ata Ndélé de Adu Elenga.
2- Zuwa té de Rochereau Tabuley.
3- Lézi Minuit Éléki de Simaro Lutumba.
4- Indépendance Tcha-tcha de Joseph Kabasele.
5- Mama Alphonsine des Bantous de la Capitale.
6- Dieu voit tout de Koffi Olimidé.
7- Wake-up de Koffi Olimidé et Papa Wemba.
8- Comité Ya Bantou des Bantous de la Capitale.
9- Marie-Louise de Wendo Kolosoyi.
10- Matata ya Mwasi na Mobali Essilaka Té de Franco.
11- Candela de Buena Vista Social Club.
12- Paulo yaka to bongisa de Ok Jazz.
13- Pourquoi tu n’es pas là de Papa Wemba.
14- Aon Aon de Rochereau Tabuley.
15- Pauline de Docteur Nico.
16- Jeter l’éponge de Zaïko.

Je travaille depuis quelques années sur la question de l’héritage. Pour la création du spectacle ération Rumba, je m’intéresse à la notion de l’héritage populaire en osmose avec la poésie de son temps. La question de la création de la rumba touche aux poétiques des libertés face à des voix empreintes d’esthétiques impériales. Si la rumba congolaise naît pendant la période coloniale dans les deux Congo, ses influences sont beaucoup plus ancestrales, bien avant la pénétration occidentale dans le royaume Kongo. En passant par les routes de l’esclavage pour arriver à Cuba jusqu’à son retour au pays natal, la rumba congolaise demeure aujourd’hui l’un des témoins vibrant du Cahier d’un retour au pays natal cher à Aimé Césaire. Mais revenue sous les hospices de la colonisation belge et française, cette musique va à son tour devenir le symbole majeur des luttes d’indépendance jusqu’à son acquisition certaine. C’est un chemin poétique car la réappropriation de ce patrimoine devenu universel s’est faite d’un point de vue esthétique. Une esthétique qui n’enferme pas mais libère en invitant d’autres cultures à dialoguer en son sein afin de se trouver une aspiration contemporaine pour répondre aux enjeux de son temps, tout en demeurant une musique populaire qui permet au plus grand nombre de s’y retrouver, d’y participer. L’exemple le plus marquant est la chanson Indépendance Tcha-tcha de Joseph Kabasele conçue pour les travaux de la Table Ronde à Bruxelles en vue de négocier l’indépendance du Congo-Belge et devenue l’hymne des indépendances africaines. Je pourrais également citer l’arrivée des démocraties en Afrique centrale annoncée par des rumbas festives porteuses de messages ayant trait à la conscience politique et sociale ou encore aux critiques portées sur les guerres civiles, les dictatures et les systèmes de corruption. Mais la rumba est loin d’être une musique de revendication ni une musique rebelle ; elle est avant tout la musique de l’amour souvent chantée en lingala (langue nationale des deux Congo). Et c’est pour garantir les bien-fondés de sa passion qu’elle se sent obligée de porter un regard constructif sur ce qui cause préjudice à l’être humain.

Dieudonné Niangouna

Dieudonné Niangouna crée la Compagnie Les Bruits de la Rue en 1997 à Brazzaville au Congo.
Auteur, metteur en scène, acteur et pédagogue, il est remarqué au Festival d’Avignon en 2007 avec Attitude Clando, en 2009 avec Les Inepties volantes, puis en 2013 avec Shéda alors qu’il est artiste associé au festival.
Artiste prolifique, son travail rayonne désormais largement en Europe, en Afrique et en Amérique latine. En 2018, le Berliner Ensemble l’invite à écrire et à monter l’un de ses textes avec la troupe permanente du théâtre : Fantôme entre ainsi au répertoire de l’institution berlinoise.
Ses textes dramatiques sont publiés aux éditions Les Solitaires Intempestifs, Carnets-Livres, Acoria, Cana et L’Espace d’un instant. Sa pièce M’appelle Mohamed Ali reçoit en 2015 le Prix littéraire des apprentis et lycéens en Île-de-France. L’Académie Française lui remet en 2021 le Prix du Jeune Théâtre Béatrix Dussane-André Roussin pour l’ensemble de son œuvre dramatique.
Dieudonné Niangouna écrit aussi des romans qui sont publiés aux éditions L’oeil d’or. Il reçoit le Grand Prix Afrique Avant-Garde 2023 pour son roman La mise en papa (L’oeil d’or, 2023).
Son recueil de poésie Rêve en carton est également publié aux éditions Project’îles en 2021.
Il est le co-fondateur en 2003 du Festival Mantsina-sur-Scène à Brazzaville, infusant la ville de propositions artistiques audacieuses, dans les salles comme dans l’espace public.

Nkumba, sirène du fleuve Congo, danse traditionnelle affiliée à un rituel, manifestée entre autres à travers le personnage de Lezi.

Paul, chanteur afro-rock de la rumba française, mari d’Olga et de Lezi, frère jumeau d’Obama, fils de Nkumba, de Mama Mapassa et de Muddy Waters.

Patrick, producteur de musique, frère adoptif de Paul.

Mama Mapassa, de son vrai nom Agatha Kamba, commerçante, mère des jumeaux Paul et Obama, soeur aînée de Edingwe Moto na Ngenge, amoureuse de Muddy Waters.

Lezi, gérante, femme d’affaires, femme de Paul, femme de Yoris, amoureuse de Major, l’une des manifestations de Nkumba.

Yoris, organisateur de combats de catch mystique, mari de Lezi, ami de Edingwe Moto na Ngenge, fils adoptif de Mama Francine.

Le Policier De Vleeschauwer, administrateur belge de colonie.

Mama Francine, mère adoptive de Yoris.

Obama, encore appelé Antoine, comédien autrichien qui joue en français, frère jumeau de Paul, mari de Jelena, fils de Nkumba, de Mama Mapassa et de Muddy Waters.

Jelena, comédienne autrichienne qui joue en français, femme d’Obama.

Olga, célèbre cantatrice russe, femme de Paul.

Edingwe moto Na Ngenge, catcheur mystique, champion du Zaïre, frère cadet de MamaMapassa, ami de Yoris.

Maseka et Katchiopa, assistantes d’Edingwe Moto na Ngenge.

Major, informaticien, amoureux de Lezi, mari d’Abéna.

Abéna, gérante, femme d’affaires, femme de Major.

Okapi, un okapi artiste – comédien, jongleur, chanteur, danseur –pensionnaire du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos.

Tchakou Libondance, un perroquet artiste bavard et moqueur – comédien, trapéziste, chanteur, danseur – pensionnaire du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos.

Capitaine Foridoles, écrivain, chroniqueur, conteur, directeur artistique du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos, l’une des trois manifestations de Muddy Waters.

Le Roi Baudouin, roi des Belges, interprété par Une grosse poule – pensionnaire du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos.

Maringa et Ndombolo, deux entités de la rumba congolaise – comédiennes, chanteuses, danseuses – pensionnaires du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos.

Kabasele, musicien, dieu de la rumba congolaise, interprété par un taureau – pensionnaire du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos.

Paulo Kamba, musicien, dieu de la rumba congolaise, interprété par un gorille – pensionnaire du Cirque et orchestre animalier des Sissonghos.
Benny Moré, musicien, dieu de la rumba cubaine, interprété par Tchakou Libondance.

Muddy Waters, de son vrai nom Édouard Sounga, musicien de jazz and blues, père de Paul et Obama, amoureux de Mama Mapassa et de Nkumba, manifesté entre autres à travers le personnage de Foridoles.

Aimé Gustave, père de Patrick, père adoptif de Paul, mari de Hélène.
Maloba et Songui-Songui, voisines de Mama Mapassa.

Mrs Show-Bouillant et Mrs Chaud-Bouillon, musiciens dans Opération Rumba.

Les figurant.e.s du restaurant-bar Chez Lézi à Bruxelles.
Les chanteuses, danseuses, chauffeuses et figurantes du bus 69 Kinshasa-Bruxelles-Kinshasa. Les
figurant.e.s de la résurrection de Paul.
Les fantômes de Nawo Tsétsa.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s traditionnel.le.s de Nkumba é.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s traditionnel.le.s de Mama Ngouri.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Ata Ndelé.
Les chanteuses de Sak-Sak Mawe-Mawe.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Indépendance cha-cha.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Koko na lindanda.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Benny Moré.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Lezi suivi de Liberté.
Les chanteurs de Olélé.
Les chanteur.se.s de Paulo é.
Les chanteur.se.s de Wapi Yo.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Comité ya Bantu.
Les chanteur.se.s, danseur.se.s et performeur.se.s du Jazz animalier.
Les chanteur.se.s de Lopori Wamba.
Les chanteur.se.s de Mato Grosso.
Les chanteur.se.s et danseur.se.s de Po Popipo.
La foule, les spectateurs, tous.

La scène se déroule à Paris, à Kinshasa, à Ngaoundéré (Cameroun) et dans les Sissonghos.

P.-S. : Les Sissonghos dans la pièce représentent un lieu-dit des limbes pour évoquer le pays des
morts.

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