Marion Rampal / Gabi Hartmann

CHÂTEAU ROUGE
vendredi 17 mai à 20h30


Grande Salle
Placement numéroté

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OIZEL

 

Marion Rampal a toujours été une empêcheuse de chantonner en rond. Trop follement éprise de la musique pour la ranger dans des boîtes étanches, elle n’en a jamais fait qu’à sa tête, qu’elle garde aussi près des étoiles que du coeur. Artiste remarquée du Jazz français -Victoire du Jazz 2022-, elle trace sa route de songwriter à travers un écriture singulière.
Concocté avec son complice Matthis Pascaud -guitares et réalisation- , son nouvel opus Oizel, qui fait la part belle à ses influences folk et pop, dessine le folklore d’une artiste aussi inclassable qu’attachante. Voix posée, nue et frémissante, dans un français subtilement malaxé -sa langue des
coeurs coulés-, elle en appelle aux inspirants oiseaux, merles moqueurs ou oies sauvages, drôles de piafs, libertaires et marginaux de toutes plumes.
Entre complaintes poignantes et refrains gouailleurs, il résonne comme une vibrante déclaration d’indépendance et fait entendre le chant doux et farouche, tendre et indiscipliné, d’une artiste et d’une femme qui, plus que jamais, depuis les hauteurs imprenables où la musique l’élève, nous dit : “Non, vous ne me mettrez pas en boîte comme ça.”
Artiste vocale aux Victoires du Jazz 2022 pour son dernier album Tissé , Marion Rampal est une songwriter totale qui nourrit un répertoire éminemment personnel et d’une luxuriante créativité. Hors du temps, imperméable aux modes, d’une magnifique inventivité et somptueusement émouvante, elle est remarquée auprès d’Archie Shepp, Anne Paceo, Sandra N’Kake ou encore le Quatuor Manfred. Engagée dans un subtil travail poétique et esthétique entre mémoire et invention, mot et mélodie, influencée par les langues et les musiques francophones d’Amerique -créoles, cajun- son style singulier se déploie entre jazz-folk, blues et chanson, notamment grâce à une collaboration fertile avec le réalisateur Matthis Pascaud depuis 2020 . Elle a été nominée aux Grammy Awards
pour son disque avec Archie Shepp, au prix Opus Classic avec Bye Berlin en 2019. Ses disques personnels (Main Blue, Tissé) ont été salués par la critique et la profession : Sélection Fip, Coup de coeur Charles Cros, TTTT Télérama, Choc Jazz Magazine. Elle déploie également sa passion des
répertoires mélangés au sein du duo Le Secret, avec le pianiste Pierre-François Blanchard, et dans un spectacle qu’elle a imaginé pour raconter au jeune public la creolisation des musiques : l’île aux chants mêlés . Depuis 2022, elle poursuit une recherche poétique sur l’Amerique francophone au Québec et en Louisiane autour d’un projet de création radiophonique : Petite Maison.

Voix Marion Rampal
Guitare Matthis Pascaud
Contrebasse Simon Tailleu
Batterie Raphaël Chassin
Son Sebastien Tondo

On pourra discuter à l’infini, mais on ne sait pas forcément très clairement où la voix de Gabi Hartmann nous transporte : un bar jazz en sous-sol, une plage tropicale au crépuscule, une terrasse dans une pente de Lisbonne, le fond d’une brasserie parisienne par une nuit d’hiver ? On ferme les yeux et passent, enlacées, l’ombre d’une légende du jazz, d’une diva de la bossa nova, d’une grande dame en noir de la chanson française ou portugaise, quelque part au carrefour du chic exquis et de la mélancolie vertigineuse, de la douceur consolante et du spleen partagé.
Quelques mois après un EP introductif, paraît enfin le premier album de Gabi Hartmann, produit avec Jesse Harris. Ils se rencontrent en 2018 à New York. Il apporte tout ce qui fait la gloire de ses collaborations avec Norah Jones, Madeleine Peyroux ou Melody Gardot.
Gabi Hartmann apporte aussi une histoire musicale personnelle en devenir, mais déjà touffue.
Enfance et famille parisienne écoutant à la fois de la chanson, du rock et des musiques de partout. Piano classique jusqu’à quatorze ans, lorsqu’elle l’échange contre la guitare de son frère pour écrire des chansons. Le jazz surgit en rewind après sa découverte d’Amy Winehouse et de ses reprises d’Ella, Sinatra ou Nat King Cole. Cours de jazz à la Schola Cantorum puis au
Conservatoire, détour par la musique brésilienne en vivant deux ans à Rio de Janeiro, une année d’ethnomusicologie à Londres, retour à Paris pour entrelacer des projets en dix genres et trois langues.
Quand Jesse Harris lui propose de produire son album, elle y voit une invitation à « rassembler tout ce que je suis », dit-elle – l’amour de Billie Holiday et de Lhasa de Sela, ses amitiés pour le flûtiste soudanais Ghandi Adam et pour le guitariste guinéen Abdoulaye Kouyaté, son admiration pour l’immense crooner Henri Salvador et ses souvenirs de voyage en Afrique, son matériel tout neuf et des splendeurs vénérables écrites avant la naissance de ses parents…
Dès leur rencontre, les deux musiciens écrivent et enregistrent entre New York et Paris. Peu à peu, émerge des chansons de Gabi la cohérence entre son amour des grands standards jazz et ses confessions de jeune Française de son siècle, entre sa fascination pour les musiques des Tropiques et son instinct poétique parisien…
Tout en préparant cet album, elle fait la première partie de Jamie Cullum ou Mélody Gardot, passe régulièrement au mythique club de jazz le Duc des Lombards, voit grandir la rumeur sur son nom… À la rentrée 2021, les cinq titres de son EP annoncent une grande voix à la fois populaire et savante. Et voici que l’album confirme : timbre chaud et précis avec une once de
désinvolture élégante, charme également funambule en français, en anglais et en portugais (et aussi pour quelques couplets en arabe), esthétique intemporelle et regard franc sur son époque (La Mer, titre tragique sur le sort des migrants en Méditerranée), phrasé d’idole du disque et classe des classiques de Cinecittá, auteure introspective et compositrice plurielle… Voici ce que les Américains appellent chanteuse, et que l’on appelle lady en français, aussi douée pour se montrer telle qu’en elle-même que pour endosser les habits de la légende.

Chant, guitare Gabi Hartmann
Contrebasse Elaine Beaumont
Percussions Bruno Marmey
Piano Florian Robin
Guitare Abdoulaye Kouyate
Saxophone, clarinette Robby Marshall

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