Ma mère c’est pas un ange

(mais j’ai pas trouvé mieux)

CHÂTEAU ROUGE
mercredi 19 février


Grande Salle
Placement numéroté

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Un spectacle présenté par le Turak Théâtre

 

Écriture et mise en scène Emili Hufnagel
Complicité Michel Laubu
Avec Patrick Murys, Charly Frénéa, Simon Giroud, Audric Fumet
Musique Pierrick Bacher (composition), Frédéric Jouhannet (adaptation)

Création lumière Pascal Noël

Régie son et lumière Hélène Kieffer

Construction masques, marionnettes et accessoires Michel Laubu avec Charly Frénéa, Yves Perey, Audrey Vermont, Géraldine Bonneton, Marlena Borkowska, Paquita Guy

Costumes Emili Hufnagel avec Audrey Vermont Construction du décor ateliers de la Maison de la Culture de Bourges

Administratrice de production Cécile Lutz

Chargée de production Patricia Lecoq

Production : Turak Théâtre
Coproduction : MC2: Maison de la Culture de Grenoble – Scène Nationale • Maison de la Culture de Bourges – Scène Nationale • Théâtre Molière Sète – Scène Nationale Archipel de Thau • Scène Nationale Carré Colonnes / Bordeaux Métropole • Château Rouge – Scène Conventionnée Annemasse • commune de Crolles – Espace Paul Jargot – Scène ressource en lsère
Soutien : Fonds SACD Théâtre – SPEDIDAM, organisme de gestion collective qui oeuvre afin de garantir aux artistes-interprètes de toutes catégories les droits qui leur ont été reconnus.
Résidences : Maison de la Culture de Bourges – Scène Nationale • MC2: Maison de la Culture de Grenoble – Scène Nationale • Théâtre Molière Sète – Scène Nationale Archipel de Thau • Théâtre National Populaire de Villeurbanne • commune de Crolles – Espace Paul Jargot – Scène ressource en lsère • Saint Pierre de Chartreuse
Le Turak est en convention avec le Ministère de la Culture – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Ville de Lyon, et reçoit le soutien du Fonds d’Innovation territoriale de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes

C’est l’histoire d’une femme ordinaire, vieille, au visage marqué par les traces du passé ; c’est l’histoire d’une nuit de solitude pour aller à la rencontre des souvenirs qui blessent, des angoisses qui peuplent les rêves, des triomphes imaginaires ; c’est l’histoire poétique d’une quête intime, ancrée dans le monde qui gronde autour ; c’est l’histoire d’une réconciliation.

L’écriture au plateau du théâtre d’objets du Turak permet de jouer la distance avec le réel dans une fable visuelle, musicale et poétique. Dans Ma mère c’est pas un ange le vocabulaire physique et poétique fait dialoguer le corps des acteurs, les objets usés, les marionnettes, les masques qui sont mis en jeu pour créer des situations dramatiques. La présence de la vieille, sa fragilité, son isolement, son rêve de libération, ont été porté par l’évolution physique de la scénographie : une serre de verre, cocon protecteur ou prison.

Dès le début, cette femme, seule, est là, elle a peur, elle a peut-être perdu la tête. Elle cache sa vulnérabilité sous un déguisement d’homme, s’amuse à jouer les Calamity Jane, protection de pacotille contre un monde brutal où être une vielle femme vous rend marginale.

Elle vit dans un espace clos, un kiosque aux murs de verre, une serre transparente. Elle est enfermée mais exposée au regard de tous. Elle devrait se sentir en sécurité, mais on peut épier le moindre de ses gestes. Dehors sous les lampadaires, trois voisins la regardent. Autour d’elle le monde gravite : voisins, amis ou ennemis, nouvelles venues du dehors, catastrophes ou lettres d’amour, événements terrifiants ou réjouissances, passé et présent enchevêtrés… On joue sur les frontières du dedans et du dehors, de l’intime et du rapport aux autres.
Peut-être que nous sommes entrés par effraction dans son rêve ?

C’est une fable où tout est vrai, où tout est faux, qui donne corps aux cauchemars pour les affronter avec le rire, qui permet aux rêves de se réaliser. Une histoire où les souvenirs sont un peu trafiqués, où la peur et la dérision font bon ménage. Rien n’est réaliste mais tout est réel : les rats, ces figures qui inspirent du dégoût ou de la compassion, les lettres que cette femme reçoit, ses visages multiples qui superposent toutes les femmes qu’elle a été, ses démons intérieurs et ses aventures héroïques…

Le spectacle s’écrit comme une invitation à chaque spectateur, jeune ou moins jeune, à se raconter sa propre histoire, à puiser dans cet entrelacs d’images qui disent de façon universelle notre besoin d’être inclus dans la farandole humaine, de rire de nos petits arrangements avec la réalité, de nous réconcilier avec nos démons, avec nos filles, avec nos mères, avec nous mêmes.

Emili Hufnagel et Michel Laubu codirigent la compagnie.

 

En 2000, Emili Hufnagel se détourne de ses études littéraires et tente d’organiser des courses de brosses à dents dans les prairies du Tarn et au Festival de Vaour, quand elle découvre la Turakie.
Elle entre alors dans la compagnie Turak et se retrouve rapidement, aux commandes partagées, à l’organisation et la structuration des projets du Turak. Dès lors, sa préoccupation pour un théâtre populaire et accessible, vient questionner la dramaturgie des spectacles et autres reconstitutions artistiques de la Turakie.
En codirection artistique avec Michel Laubu, elle invente et écrit les projets artistiques, partage la mise en scène.

En 2002/03, elle travaille à l’organisation d’un extraordinaire projet de coopération et d’actions artistiques au Laos, et en tournée en Thaïlande, Corée, Cambodge, mêlant représentations, masterclass, performances avec des artistes locaux et actions dans des lieux non-prévus pour les spectacles, Hopitaux, prisons pour enfants…

L’invitation de la compagnie dans le théâtre de rue en 2003/2004/2005 est l’occasion pour elle d’entrer en scène pour des performances «Ambarrassade de Turakie.» et nombreuses autres vraies fausses conférences illustrées et improvisées, de chorégraphies de toiles de tentes ou autres falsifications de réels moments officiels.

Saison 2005/06, en vue d’une création au Festival-in d’Avignon Depuis hier, quatre habitants, elle organise et participe à une série de résidences avec des artistes Syriens, musicien et peintre, à Damas, Homs, Lattaquié et Alep.

En 2011, elle est sur scène et en tournée en duo avec Michel Laubu pour Les fenêtres éclairées. Ne quittant pas le poste de commandes et la complicité artistique sur l’écriture et la mise en scène, elle jouera ensuite dans Sur les traces du ITFO (Import’nawouak Turakian FolklorikOrke’stars) puis Une Carmen en Turakie.
Elle signe son premier solo en 2017 Chaussure(s) à son pied ! manifeste poétique pour 7 robes de mariées et 30 Kg de souliers, composé et tissé à partir des expressions et images du comportement amoureux détectables dans les contes de fées populaires (Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Les souliers rouges, Blanche Neige et les sept nains…) et de cette question: faut-il rester dans l’attente du prince charmant ?
Parallèlement, elle met en scène le solo de Michel Laubu Parades nuptiales en Turakie.

Elle cosigne et joue dans les spectacles Incertain
monsieur Tokbar en 2018 et 7 sœurs de Turakie en 2021. Auteur et metteuse en scène de Ma mère c’est pas un ange (mais j’ai pas trouvé mieux), elle met en scène également avec Michel Laubu le spectacle Saga familia – des lustres inconnus.

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