Les essentielles

CHÂTEAU ROUGE
mardi 15 & mercredi 16 avril


Grande Salle
Placement numéroté

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Un spectacle présenté par La Compagnie Madie Bergson

 

Texte et mise en scène Faustine Noguès
Collaboration à la mise en scène, travail physique Rafael de Paula
Avec Estelle Borel, Odja Llorca, Caroline Menon-Bertheux, Alexandre Pallu, Armande Sanseverino, Martin Van Eeckhoudt, Faustine Noguès et la voix de Daniel Ragussis
Assistanat à la mise en scène Casseline Gilet
Création plastique Sylvain Wavrant
Scénographie Hervé Cherblanc
Création sonore, composition Colombine Jacquemont
Création lumière Zoé Dada, Eliah Ramon
Costumes Estelle Boul
Régie plateau, régie générale Lisalou Eyssautier
Création olfactive Julie C. Fortier
Montage de production Le Bureau des Filles
Accompagnement Diffusion et production Marie Leroy
Administration de création et de tournée EMC – St Michel sur Orge – Léa Laroche
Presse Olivier Saksik – elektronlibre

 

Production : cie Madie Bergson
Coproductions : Théâtre de la Cité Internationale – Paris ; Château Rouge, scène conventionnée d’Annemasse ; EMC – Saint-Michel sur Orge ; L’archipel, pôle d’action culturelle Fouesnant-les-Glénan ; Théâtre Jaques Carat Cachan ; Théâtre de Corbeil-Essonnes Grand Paris Sud ; Théâtre André Malraux Chevilly-Larue.
Soutiens : DRAC Île-de-France – aide au projet et fond de production DGCA ; Région Île de France; ARTCENA – aide à la création catégorie littérature dramatique ; le Conseil Départemental de l’Essonne – Création en Essonne 2022/2023 ; Conseil départemental du Val de Marne; la Ville de Paris – aide à la résidence de création, avec le soutien de l’Espace Périphérique (Ville de Paris – Parc de la Villette). ADAMI aide à la création théâtrale.
Accueil en résidence : L’Espace Périphérique – Paris ; RueWatt, Coopérative De Rue et De Cirque – Paris ; EMC – Saint-Michel sur Orge ; L’archipel, pôle d’action culturelle Fouesnant-les-Glénan, la compagnie Madie Bergson est en Résidence de création et d’action artistique de 2024 à 2025 au Théâtre de la Cité internationale.
Pré-achats : TDB – CDN de Dijon & ABC ; Théâtre Chevilly-Larue André Malraux
Le texte est publié aux Éditions l’oeil du Prince. Il est lauréat du label Jeunes Textes en Liberté.

Autrice et metteuse en scène, Faustine Noguès démonte les rouages de plusieurs systèmes avec humour pour mieux faire transparaître les absurdités de notre monde. Les Essentielles, évoque, dans une écriture teintée d’humour noir, un mouvement social au sein d’un abattoir.

 

Pour son troisième spectacle, après Surprise parti et Moi c’est Talia, Faustine Noguès a vu grand. Si par moments l’on s’égare un peu, l’originalité du propos et le foisonnement de sa créativité artistique font de ce spectacle une sorte d’ovni théâtral marquant.

 

Projet ambitieux qui déploie sa théâtralité sur bien des niveaux, Les Essentielles marque un cap dans le parcours de Faustine Noguès et propose une expérience organique unique sur une thématique sociétale à la dimension scénique et fictionnelle indéniable : une grève du personnel. Un spectacle qui part et parle du ventre.

Résumé
Ce jour-là, sur la chaîne de découpe de l’abattoir, il n’y a pas que des vaches.
Ce jour-là il y a une femme suspendue la tête en bas au milieu des bovins, une employée de l’abattoir qui n’a rien à faire là.
Ses collègues protestent : c’est à cause de la rapidité des cadences qu’elle s’est retrouvée dans cet état. Une grève se profile mais personne n’en a jamais fait et surtout, personne n’est prêt à endosser le rôle de porte-parole.
Sous l’oeil las des vaches attendant la reprise des cadences, les ouvrières et ouvriers improvisent un soulèvement aux méthodes inaccoutumées.

 

Note d’intention
Les Essentielles est le troisième spectacle que je mets en scène au sein de ma compagnie, et il représente une étape cruciale de mon parcours artistique. Avec ce projet, je dépasse un cap ambitieux en termes d’exigence esthétique, alliant le travail de texte et de jeu d’acteurs à une dimension plastique et corporelle originale. J’ai écrit une première version du texte en 2018, et il m’a fallu cinq ans pour faire toutes les rencontres nécessaires à la création du spectacle. Le processus de travail est aujourd’hui le fruit de différentes collaborations qui donnent à ce projet une dimension pluridisciplinaire.

Les abattoirs : montrer ce qui est caché
L’écriture du texte est née d’une volonté de proposer une représentation d’un espace caché : l’abattoir.
[…] Aujourd’hui, nous sommes totalement déconnectés des réalités de l’abattage, alors même que l’industrie de la viande réalise un quart du chiffre d’affaires des industries alimentaires en France, et que sa consommation a augmenté de 50 % depuis 1970. Je me suis donc posée la question suivante : de quoi parle ce déni ? Et surtout, quelle est la place au sein de la société des personnes qui travaillent dans ces établissements dont nous cherchons à ignorer l’existence ?
Si mon travail traite souvent de sujets en lien avec des enjeux politiques contemporains, je ne fais pas du théâtre pour véhiculer des discours univoques. Je m’attache, au contraire, à faire apparaître la complexité et l’ambivalence des situations, le tout dans une recherche formelle qui décale le propos.
Ici, il ne s’agit pas de véhiculer un discours contre la mise à mort des animaux, mais de donner à voir, au sein d’une représentation artistique, les conditions de travail des grands abattoirs industriels.
Chaque élément du spectacle, du texte jusqu’aux lumières, se situe sur la ligne de crête entre la réalité qui nous occupe, ses aspects documentaires, et une forme non naturaliste qui nous entraîne du côté de la magie.
Les abattoirs sont des lieux très esthétiques et spectaculaires. L’architecture industrielle se mêle à la matière organique des animaux que l’on démembre. Et les humains soumis au rythme des machines effectuent pourtant des gestes historiquement dépendant du domaine rituel. Dans la mesure où cet espace est caché, je considère que le théâtre est un lieu propice à sa représentation, et que je peux m’en emparer, inventer mon abattoir, de façon symbolique, mythologique et fantasmagorique. Le travail esthétique de cette création vise à placer le spectateur au coeur de la brèche qui sépare la fascination de la répulsion.

 

Faustine Noguès

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