Les égarés Sissoko – Segal – Parisien – Peirani

+ Louis Matute Large Ensemble

CHÂTEAU ROUGE
jeudi 04 avril à 20h30


Grande Salle
Placement numéroté

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Formé en 2013, le Gauthier Toux trio est composé de Simon Tailleu (contrebasse) et Maxence Sibille (batterie). Après plus de 200 concerts et 3 albums salués par la critique, le pianiste sort sont 5ème album The Biggest Steps.

Gauthier Toux était, il y a peu, un jeune artiste prometteur. Et voici qu’il frappe aujourd’hui, à 28 ans à peine, à la porte de la cour des grands, rejoignant sans agitation le petit monde de ceux avec lesquels il faudra désormais compter.
Après un impressionnant détour vers le monde de la musique électrique et électronique, un pas de côté réfléchi et profond For a Word, le voici de retour aux affaires acoustiques dans une formule qui le fascine depuis son adolescence et qu’il renouvelle au passage, le trio.
En portant au sens de la forme une extrême attention, en cultivant l’obsession d’un son collectif qui va bien au delà de l ‘expression individuelle, le pianiste franco-suisse laboure, avec son nouvel album, des terres voisines de For a Word. C‘est cette fois le sillon du son acoustique qu’il creuse, avec la même ferveur qui l‘animait lorsqu’il tissait auparavant des toiles électroniques pour parer ses mélodies d’un insondable mystère.
Animé par la même force, poussé par le même désir de pétrir le matériau sonore, le voici aux commandes d’un vaisseau triangulaire qui va tout aussi loin.
Affranchi des formes classiques, chaque instrument se love au creux des autres, et ce n‘est plus sa seule fonction qui prime. Aussi nous entendrons les tambours nous conter des mélodies, la basse dessiner des contrechants et le piano nous offrir un cadre rythmique implacable.
Le trio est pensé de façon orchestrale, explorant toutes les options, tous les agencements possibles. Maxence Sibille( batt ) et Simon Tailleu (Cb) sont les essentiels partenaires de ces audacieuses géométries, qui, à la fois, requièrent audace et confiance, intuition et maîtrise.
Si Gauthier Toux est un homme qui fonce, c‘est aussi un homme qui pense, un artiste sensible, au fracas du monde et aux chemins de son âme.Il cherche sans relâche, il a trouvé ici un chemin bien à lui, qui l’on s’en doute, l‘emmènera très loin.

 

Gauthier Toux : Piano
Maxence Sibille : Batterie
Simon Tailleu : Contrebasse

Aux commandes de son biplan, la carlingue de son avion personnalisée d’une peinture reproduisant le coup d’une patte à quatre griffes, Laurent Bardainne l’avait enfin retrouvé. Lui dont il avait perdu la trace à la faveur d’une escapade chimérique à travers plaines et forêts.
Robe orange rayée de noir. Vif, rapide, bondissant. Dans l’immaculé doré du désert noyé de soleil, sa silhouette gracieuse se dessinait distinctement.
Le Tigre d’Eau Douce.
Par une mélodie de saxophone ténor captivante, de celles auxquelles il le savait réceptif, Bardainne lui signala sa présence depuis les airs. Même précédé par sa réputation, le super prédateur reste toujours à l’affût. La venue de son maître, il l’avait anticipée depuis quelques mesures déjà, depuis qu’il avait perçu, portés par les vents, les rythmes africains qui secouaient la mécanique de l’engin volant.
Sûr de son fait et de la route à emprunter dans cette infinité ocre, l’oeil brillant de malice d’avoir repéré l’ombre qui allait accompagner son effort, le Tigre entama sa course. Et toute la physionomie de ce qui jusque là ressemblait à un désert changea alors.
Déblayée par les grooves organiques et le souffle de l’orgue Hammond, la voie s’ouvrait au Tigre à mesure qu’il progressait. Ses pattes s’enfonçaient dans les profondeurs du jazz pour en ressortir couvertes de soul, l’écume filait depuis ses babines, laissant dans sa traîne sablée des cristallisations hip hop.
Dans cette émulation à l’esthétique seventies sophistiquée, où ses crocs saillants ne reflétaient plus que la lumière du saxophone, les touches de synthétiseurs finissaient même par leur faire entrevoir le futur.
Arrivés à destination, le moteur du biplan secoué de hoquets et suppliant qu’on le refroidisse, Bardainne et son félin haletant se posèrent. Ensemble, ils contemplèrent l’oasis prospère et onirique, habitée par cette musique qui avait accompagné leur périple. Les oreilles encore des choeurs de Célia Wa, l’esprit encore vibrant du récit de Bertrand Belin. Redoutables pour qui s’égare, les rayons de l’astre solaire étaient devenus ces alliés miraculeux capables de faire naître et renaître la vie.
Et ce n’était peut-être pas le Tigre d’Eau Douce qui l’avait attiré là, mais Laurent Bardainne qui l’avait poussé jusqu’ici…

 

Laurent Bardainne : Ténor sax, synthétiseur
Arnaud Roulin : Orgue Hammond, synthétiseur
Sylvain Daniel : Basse
Philippe Gleizes : Batterie
Fabe Beaurel Bambi : Percussions

Le jazz offre des rencontres inestimables entre le public, les artistes, les mélomanes, les amateurs, les jeunes talents ou encore les professionnels de la musique. Ces instants de partage sont l’essence même du Festival JazzContreBand qui, après plus d’un quart de siècle, constitue un réseau de 40 structures réparties sur le bassin lémanique.

Du 30 septembre 2023 au 29 octobre 2023, ce sont 90 moments précieux qui inviteront tout un chacun à se laisser porter au gré des notes bleues. Quelques rendez-vous à ne pas manquer :

L’ouverture du festival à l’eMa (Genève), les 30 septembre et 1er octobre avec Sixun qui signe leur grand retour en 2023! Les premières parties seront Mind Spun, lauréat du tremplin JazzContreBand 2022 et ElliaViR, lauréat du tremplin Jazz à Vienne.

Durant ce mois de contrebande, vous pourrez traverser les frontières nationales et cantonales pour aller à la rencontre, entre autres, de Faada Freddy, Sarah Mc Coy, Laurent Bardainne, Julie Campiche, Mohamed Abozekry, Mona Creisson…

La clôture du festival à l’Alhambra (Genève), le 29 octobre 2023, avec Monty Alexander et Anne Quillier – Les Géants Terrestres, en première partie.

 

Transmission

Le festival accorde une attention toute particulière à la relève jazz, notamment par le biais de son tremplin!

Le lauréat 2022, Mind Spun, présentera son projet à 6 reprises durant JazzContreBand ainsi qu’au festival Jazz à Vienne en juillet 2023.
Le tremplin 2023 se tiendra à la Ferme-Asile à Sion le 15 octobre 2023 avec Nik Bärtsch et Emile Parisien comme co-présidents du jury.

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Comme une évidence, Vincent Ségal, Vincent Peirani, Emile Parisien et Ballaké Sissoko se réunissent après avoir collaboré sur de nombreux autres projets. Le résultat est à la hauteur des attentes, somptueux et déjà légendaire.

jeudi 4 avril