Le suicidé

Vaudeville soviétique

CHÂTEAU ROUGE
jeudi 5 & vendredi 6 mars


Grande Salle
Placement numéroté

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Un spectacle présenté par le Théâtre National Populaire

de Nicolaï Erdman
traduction André Markowicz
mise en scène Jean Bellorini
avec François Deblock, Mathieu Delmonté, Clément Durand, Anke Engelsmann, Jacques Hadjaje, Damoh Ikheteah, Clara Mayer, Liza Alegria Ndikita, Marc Plas, Gérôme Ferchaud, Matthieu Tune, Antoine Raffalli, Damien Zanoly
et avec la participation de Tatiana Frolova
cuivres Anthony Caillet
accordéon Marion Chiron
percussions Benoit Prisset
collaboration artistique Mélodie-Amy Wallet
scénographie Véronique Chazal et Jean Bellorini
lumière Jean Bellorini assisté de Mathilde Foltier-Gueydan
son Sébastien Trouvé
costumes Macha Makeïeff assistée de Laura Garnier
coiffure et maquillage Cécile Kretschmar
vidéo Marie Anglade
construction du décor et confection des costumes les
ateliers du TNP

remerciements Macha Zonina et Daredjan Markowicz

La pièce est publiée aux éditions Les Solitaires Intempestifs.
production Théâtre National Populaire
coproduction Espace Jean Legendre – Théâtre de Compiègne ; Maison de la Culture d’Amiens ; La Coursive, scène nationale de La Rochelle

Écrit en 1928, interdit – avant même d’avoir été joué – par le pouvoir stalinien en 1932, Le Suicidé est une pièce au comique féroce. Le rythme syncopé de l’écriture, les ruptures permanentes, la netteté des figures, la critique courageuse du totalitarisme, font de cette œuvre une pièce importante, trop
méconnue.
Elle prend la forme d’une course effrénée, d’un ballet convulsif de personnages hauts en couleurs, d’une farce grinçante truffée de répliques hilarantes, comme si la seule issue était de fuir gaillardement sa condition de pauvre humain ou de s’étourdir follement avant de sombrer. Quand les repères s’effacent, mieux vaut être pris d’un franc vertige que d’une sourde angoisse.
Pour cette nouvelle mise en scène en tant que directeur du TNP, Jean Bellorini s’est donc aventuré avec sa troupe de comédiens, chanteurs et musiciens dans cette partition aussi savoureuse que glaçante.
Le Suicidé, vaudeville soviétique ou un hymne atemporel à la nécessité de fantaisie et de drôlerie dans un monde qui flanche…

Il naît à Moscou en 1900. Jeune homme, il lit Vladimir Maïakovski et publie ses premiers poèmes. En 1924, il écrit Le Mandat, satire impitoyable de la Nouvelle politique économique (NEP) mise en œuvre en Russie bolchévique à partir de 1921. Montée par Meyerhold, la pièce est un triomphe : elle sera jouée 350 fois et reprise dans toute l’Union soviétique.
Nicolaï Erdman connaît une gloire soudaine et voyage en Allemagne et en Italie, rencontre de grands écrivains comme Maxime Gorki, se marie et commence une activité de scénariste.
En 1928, il donne sa seconde pièce, Le Suicidé, à Vsevolod Meyerhold. Constantin Stanislavski s’y intéresse à son tour.
Mais en octobre 1932, avant même la première représentation, la pièce est interdite. Motif : « politiquement fausse et extrêmement réactionnaire ».
En 1933, suite à l’écriture d’un petit poème satirique sur Staline, Erdman est arrêté et condamné à trois ans d’exil en Sibérie. Il reçoit l’autorisation de retourner à Moscou après la guerre, en 1949. Il écrit alors pour le cirque, conçoit des adaptations pour le théâtre et des scénarios mais renonce à son activité de dramaturge. En 1951, il reçoit le prestigieux prix Staline pour le scénario du film Les Audacieux de Konstantin Youdine. On lui doit aussi une trentaine de scénarios pour des dessins animés dont de grands classiques du cinéma russe comme les Douze mois (1956) et La Reine des neiges (1957). En 1964, il devient consultant au Théâtre de la Taganka, dirigé par louri Lioubimov.
Il meurt à Moscou en 1970

Metteur en scène attaché aux grands textes dramatiques et littéraires, il mêle étroitement théâtre et musique dans ses spectacles. Il monte Tempête sous un crâne d’après  de Victor Hugo, Paroles gelées d’après Rabelais (Molière de la mise en scène), La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht (Molière du meilleur spectacle du théâtre public), Liliom de Ferenc Molnár ou encore Karamazov d’après le roman de Fiodor Dostoïevski, créé pour le Festival d’Avignon 2016.
Nommé en 2014 à la direction du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, il crée Un instant d’après Proust et Onéguine d’après Pouchkine. Il invente la Troupe éphémère, composée d’adolescents avec qui il monte chaque saison un spectacle. Il travaille pour l’opéra et à l’étranger, et collabore avec les troupes du Berliner Ensemble et du Théâtre Alexandrinski de Saint-Pétersbourg, du Teatro di Napoli.
Depuis 2020, il est directeur du TNP. Sa création Le Jeu des Ombres de Valère Novarina est présentée lors de la Semaine d’art en Avignon.
En 2022, il est invité par le Teatro Di Napoli – Teatro Nazionale et crée avec la troupe d’acteurs italiens Il Tartufo de Molière. En 2022, il créé avec sa troupe Le Suicidé, vaudeville soviétique de Nicolaï Erdman. En 2023, il crée avec les comédiennes de l’Afghan Girls Theater Group Les Messagères d’après Antigone de Sophocle.
Il signe également la mise en scène de David et Jonathas de Marc-Antoine Charpentier, créé à l’Opéra de Caen et dirigé par Sébastien Daucé. En 2024, il crée en Chine Les Misérables et il présente Histoire d’un Cid dans le cadre des Fêtes Nocturnes de Grignan.
En 2025, il met en scène une troupe éphémère intergénérationnelle, La Nuit du cœur, d’après des textes de Christian Bobin. Il crée les lumières de l’exposition permanente Les Clés du Festival, à Avignon puis revisite Le Petit Prince en Chine avec la Troupe du Yang Hua Theatre.
En mars 2026, il mettra en scène pour la première fois la Troupe de la Comédie-Française, dans une adaptation du roman d’Éric Vuillard, L’Ordre du jour (Prix Goncourt 2017). En mai 2026, Le Petit Prince sera présenté en France au Théâtre des Bouffes du Nord puis au Théâtre National Populaire.

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