La Vie Est Une Fête

Philippe Lebruman

Compagnie Chiens de Navarre
Mise en scène de Jean-Christophe Meurisse

CHÂTEAU ROUGE
mardi 18 octobre à 19h30
mercredi 19 octobre à 20h30
Durée : 1h40
Grande Salle
Placement numéroté, assis

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Mise en scène Jean-Christophe Meurisse
Collaboration artistique Amélie Philippe
Jeu Delphine Baril, Lula Hugot, Charlotte Laemmel, Anthony Paliotti, Gaëtan Peau, Ivandros Serodios, Fred Tousch et Bernie 
Scénographie , décors et construction François Gauthier-Lafaye
Création et régie lumière Stéphane Lebaleur
Régie générale et plateau Nicolas Guellier
Création et régie son Pierre Routin
Création et régie costumes Sophie Rossignol
Machiniste Augustin Grenier 
Régie générale et plateau en alternance Philippe Jasko
Direction de production Antoine Blesson
Administration Jason Abajo
Chargée de production et de communication Marianne Mouzet 
Chargée de figuration Alexandra Pradier-Bayle
Presse Agence MYRA

 

Production Chiens de Navarre
Coproduction Les Nuits de Fourvière – Festival international de la Métropole de Lyon ; La Villette – Paris ; MC2 : Maison de la Culture de Grenoble ; Le Volcan scène nationale du Havre ; TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers ; Teatros del Canal – Madrid ; Le Quartz scène nationale de Brest ; MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis ; La Rose des Vents scène nationale de Villeneuve d’Ascq ; Scène nationale Carré-Colonnes – Bordeaux Métropole ; Les Salins scène nationale de Martigues ; Le Manège scène nationale de Maubeuge ; Château Rouge scène conventionnée d’Annemasse ; La Comète scène nationale de Châlons-en-Champagne ; L’Onde Théâtre Centre d’art de Vélizy-Villacoublay
Avec le soutien du Théâtre des Bouffes du Nord, de la Ferme du Buisson scène nationale de Marne-la-Vallée et de la Maison des Arts de Créteil

 

La compagnie Chiens de Navarre est soutenue par la DRAC Île-de-France – ministère de la Culture et la Région Île-de-France au titre de la Permanence Artistique et Culturelle.
Certes, nous souffrons à cause de papa et maman (tout le monde ne peut pas être orphelin), mais nous souffrons aussi à cause de l’état du monde.
Nous sommes inévitablement poreux aux violences, aux crises, aux incohérences politiques et sociales, aux transformations brutales de notre civilisation. Les micro folies de notre siècle peuvent engendrer les macro folies d’une personne et le besoin de consolation peut vite devenir alors impossible à rassasier, comme dirait notre bon vieux Dagerman. Pouvons-nous tous devenir fous ? Qu’est-ce qui nous empêche de passer à l’acte ? Il n’y a rien de plus humain que la folie.

 

Le service des urgences psychiatriques est l’un des rares endroits à recevoir quiconque à toute heure sans exception d’âge, de sexe, de pays. Un lieu de vie extrêmement palpable pour une sortie de route. Un sas d’humanité.

 

Le sol sera constitué de matière naturelle qu’il reste à définir et au lointain apparaîtra un mur de baies vitrées pour créer les conditions d’un hors-champ derrière les fenêtres.

Jean-Christophe Meurisse


Les acteurs sont à l’origine de l’écriture
Il n’y a pas “d’œuvre dramatique préexistante” à nos créations théâtrales. Au commencement de l’écriture, il n’y a pas de texte. Les acteurs sont à l’origine de l’écriture. Autonomes et disponibles à tous les présents sur scène. Je propose toujours un thème aux acteurs avant le début des répétitions.
Deux ou trois pages avec des situations comme point de départ. Mais aussi des didascalies, des idées de scénographie, une liste d’accessoires, des extraits de textes, de poèmes, des paroles de chansons, des photos, quelquefois des dialogues (rarement écrits pour être interprétés mais pour s’en inspirer)… Ces quelques feuillets que j’appelle le terrain vague permettront d’éveiller ou de préciser l’imaginaire de chacun, en amont des improvisations.

Dès le premier jour, nous commençons directement sur le plateau par des improvisations. De toutes durées. C’est le début d’un long chantier. Celui d’une autre forme d’écriture détachée de la couronne textuelle des mots. Celui des acteurs, de l’espace et du vide. Toutes ces répétitions donneront champ à l’improvisation sur canevas pendant les représentations.

 

Pour une écriture en temps réel
Ce canevas permettra aux acteurs de se retrouver lors de rendez-vous : un court événement, une parole précise ou un son diffusé. Un canevas qui sera l’unique et nécessaire garde-fou des acteurs, mais qui laissera toujours la place durant les représentations, à l’expérimentation, à la prise de risques, à cette écriture en temps réel, en perpétuel mouvement accentuant ainsi l’ici et maintenant de chaque situation. À travers cette expérience, nous cherchons ainsi une autre façon de raconter des histoires, une forme qui refuse toute tranquillité.
L’improvisation est une forme complètement indomptable et nous croyons qu’il faut toujours prendre le parti de suivre son mouvement plutôt que l’acquis du récit. Car le geste doit rester vivant, toujours. Il ne doit pas mourir. Le récit s’invente, se constitue à même le plateau. Ensuite nous discutons, nous analysons ce qui s’y est passé. La pensée dramaturgique reprend sa place. Le travail n’est donc jamais figé. La représentation n’est que le prolongement des répétitions sans point d’achèvement.

 

La création collective : plusieurs regards et un oeil extérieur
Notre travail collectif consiste donc à trouver une démarche qui ne rende pas le metteur en scène plus important que l’acteur. L’acte de mise en scène ne m’appartient pas seulement puisque l’acteur en est aussi l’artisan. J’orchestre le travail en me demandant si les propositions me semblent saisissablesou non. Je passe par plusieurs types de concentrations : celle du spectateur (découverte des premières improvisations), celle du monteur (choix et assemblage des scènes reprises en représentation) et celle d’un chef d’orchestre (pour accompagner les impulsions et soutenir l’écoute des acteurs solistes, une fois le montage établi).

 

Jean-Christophe Meurisse

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