Electric Ladyland

hommage à hendrix au féminin

CHÂTEAU ROUGE
jeudi 19 décembre


Grande Salle
Placement numéroté

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Nina Attal Guitare
Antonella Maza Basse
Swanny Elzingre Batterie
Léa Worms Claviers

 

guest
Laura Cox Guitare / Voix
Jesse Lee Guitare / Voix
Lena Woods Harpe électrique / Voix

NINA ATTAL JOUE JIMI HENDRIX

Par Philippe Manœuvre

Fabuleux, étonnant, génial…
Quand on évoque Jimi Hendrix, on ne craint pas de sortir les superlatifs. Et pourquoi pas ? Aujourd’hui encore, Jimi Hendrix reste le meilleur guitariste de tous les temps, celui qui emportait son public le plus loin…
Monumental, le leg du guitar-héros/gaucher/Cherokee reste à ce jour inégalé. Ses riffs chargés de blues et de soul ont changé le monde, ses solis tricotant des plans jazz, blues et rock avec une dextérité unique obsèdent les mélomanes comme les virtuoses.
Plus étonnant encore : il existe deux styles hendrixiens.
En studio, Hendrix était l’infatigable perfectionniste. En concert, jetant toutes les précautions dans un ouragan de larsen, il improvisait avec folie, créant de nucléaires explosions soniques d’où les spectateurs ressortaient avec l’impression que leur vie venait de changer…
Ultime fait remarquable : de son vivant, Hendrix avait proposé trois albums à son public. Depuis sa disparition tragique le 18 septembre 1970, l’Estate Hendrix qui gère son héritage a proposé une quarantaine d’albums mémoriaux inédits, live ou studio, tous intéressants…
Chez Hendrix, tout était exceptionnel…

Pourtant, malgré ces publications annuelles, l’héritage Hendrix souffre. Des gens me confirment « ne plus trop écouter Hendrix ces jours-ci ». Quel dommage ! Comme disait l’autre : il y a des années ratées, ces années où l’on n’écoute pas Hendrix. La question étant : comment faire revivre l’héritage Hendrix à l’ère des tributes ? Et surtout qui sera assez fou pour oser ?

 

Surgit Nina Attal. La française, chanteuse et guitariste, est née en 1992. Avec plus de 600 concerts à son actif, la virtuose qui joue depuis l’âge de douze ans, propose ces jours-ci une visite de l’héritage hendrixien… C’est le spectacle Electric Lady Land, Hendrix par les filles, Hendrix au féminin.

 

L’an dernier, le festival blues de Beauvais a proposé à Nina ce challenge : mettre au point un concert consacré à Hendrix… Nina est allée plus loin : elle a accepté, à condition d’être accompagnée par une bande de filles.
On ne s’étonnera pas de cette idée.
Nina : Faire jouer Hendrix par des femmes, je trouve que ça fait sens. Car il y a une grande féminité dans la musique de Hendrix… Son jeu, sa manière de chanter… Personne n’en parle jamais, c’est dommage. Et puis Hendrix, c’est l’ultime bluesman… Et moi, le blues, c’est la musique que j’ai dans les tripes. En 15 ans de carrière, je crois avoir joué dans tous les festivals blues français…

 

Sans tricher, Nina nous révèle ensuite être venue à Jimi Hendrix… via Stevie Ray Vaughan.
Stevie Ray Vaughan, icone du blues texan, s’était arrogé le morceau Voodoo Child qu’il jouait à chaque concert. Grâce à lui, dans les années 90, une nouvelle génération s’est reconnectée à Hendrix.
Nina : Par ailleurs, j’ai eu une enfance baignée de rock. Mes parents adoraient Bowie, Prince, Lou Reed, Dylan. A l’ombre de ces géants, je me suis fait ma petite culture personnelle, qui est le blues… Et donc Hendrix !

Quand Nina propose à ses copines et comparses de tenter l’aventure Hendrix, les filles craquent. Deux d’entre elles ont joué All Along The Watch Tower dès leur premier concert.

Quel est le premier titre de Hendrix que Nina a réussi à jouer d’une traite ?
Nina : Moi, c’était Little Wing. Avec l’intro hyper difficile que j’ai passé des heures et des heures à apprendre dans ma chambre…
Armée des fameuses tablatures dénichées chez Paul Beuscher, Nina passe l’intro et tombe dans la marmite Hendrixienne. A ce jour, son album de référence reste le trop peu souvent cité Axis Bold As Love.
On s’en aperçoit durant le concert !

 

Démarré en douceur avec le brillantissime Have You Ever Been To Electric Ladyland, le spectacle proposé est un tour de force, un des grand truc que nous ayons vu en cette année pourtant fertile en grands moments binaires…
Nina : C’est ce qui m’a excité avec ce projet. Hendrix, c’est « intouchable » encore aujourd’hui. Peu osent s’y frotter…
Hendrix, c’est sauvage, indomptable, complexe et en même temps, c’est technique ! Un morceau comme Power Of Soul joue sur cinq riffs différents ! 

Plus que de revendiquer un banal Tribute à Hendrix, Nina préfère parler d’un concert hommage, ce qui est très différent…
Nina : On a tout préparé à mort, répété, Hendrix on l’a dans les doigts, mais on ne rejoue pas les albums au millimètre. On joue Hendrix à notre sauce, on est là pour se marrer, on a besoin de fun, de feeling, on joue avec l’âme autant qu’avec les doigts. 

 

La set list est monumentale, elle comporte une douzaine de morceaux de Jimi. Ce qui nous amène au chapitre des inventions sonores dont Hendrix était friand…
Nina : On s’est fait plaisir, on a sorti nos pédaliers à effets ! Hendrix était un maitre de la Fuzz, il avait des réglages bien à lui… Moi j’ai ressorti ma pédale wah-wah pour l’occasion, de toute façon j’ai toujours eu un pédalier totalement influencé par Hendrix…

Le groupe ?
Nina : C’est un collectif, une famille. On s’est minutieusement dessiné les interventions, on a inventé les parties de clavier et à chaque concert on change des choses, on imagine de nouveaux titres… Le but à la longue serait de pouvoir inviter tel guitariste, tel chanteur.
On ne s’interdit rien.

 

Depuis le fantastique premier concert à Beauvais, le projet Hendrix de Nina a réussi à émerger dans quelques festivals, beaucoup de clubs, pour un effet qu’on espère pérenne. Nina espère justement une longue tournée, pleine de dates en province ou à Paris. On la prévient que le temps est écoulé, voilà, il faut que ça parte à l’imprimerie. Rien à ajouter ?
Nina : J’aurais un dernier truc à dire… Si on n’aime pas les solos de guitare, mieux vaut pas venir…

 

Explosion de rires et cut.

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